Votre chaudière ELM Leblanc se met soudainement à clignoter, parfois avec un voyant de température ou plusieurs témoins lumineux ? Le plus difficile est de savoir si le défaut peut être corrigé simplement ou s’il révèle une véritable panne.
Commencez par identifier précisément le voyant qui clignote
Un clignotement ne doit pas être interprété de la même manière sur toutes les chaudières ELM Leblanc. La signification dépend du modèle et du témoin concerné. Le fabricant recommande d’ailleurs, lorsqu’un signal d’alerte apparaît, de consulter en priorité la notice de l’appareil pour effectuer le réarmement prévu et de contacter un professionnel si le défaut persiste.
Avant toute manipulation, relevez donc :
- la référence exacte de la chaudière, par exemple Acléis NGLM 24-5H ;
- le voyant qui clignote et sa couleur ;
- la présence éventuelle de plusieurs voyants clignotants ;
- la pression indiquée au manomètre ;
- le fonctionnement ou non du chauffage et de l’eau chaude.
Que signifie le voyant 40° qui clignote sur une ELM Leblanc Acléis ?
Sur certaines chaudières Acléis, le voyant 40° n’indique pas simplement que l’eau se trouve à 40 °C. Il peut également servir à signaler un défaut.
Une documentation technique Bosch Thermotechnology consacrée à cette génération d’Acléis associe précisément le voyant 40° clignotant à la sonde de départ chauffage. Cette sonde CTN mesure la température de l’eau à la sortie du corps de chauffe et participe à la protection de l’appareil. Le défaut correspondant est indiqué comme E2 sur d’autres générations de chaudières et 40° clignotant sur l’Acléis.
Le premier réflexe n’est donc pas de considérer automatiquement que le circulateur est en panne. Le signal oriente d’abord le diagnostic vers la mesure de température du circuit de chauffage et les éléments qui lui sont associés.
Un problème de circulation peut néanmoins accompagner ce type de panne. Sur un cas rapporté avec une Acléis NGLM 24-5H, le voyant 40° s’est mis à clignoter après le remplacement d’un radiateur par un sèche-serviette. L’eau chaude fonctionnait encore, mais le chauffage provoquait des bruits inhabituels et des vibrations de l’aiguille du manomètre. La piste d’un circulateur bloqué ou d’une vanne de chauffage fermée avait alors été évoquée.
Il faut donc distinguer le signal affiché de la cause réelle de la panne. Le voyant aide à orienter le diagnostic, mais ne suffit pas toujours à déterminer quelle pièce est responsable.
Quelles vérifications faire lorsque la chaudière clignote ?
Avant d’envisager une panne de composant, quelques contrôles permettent d’écarter les causes les plus simples :
- Vérifiez la pression du circuit. ELM Leblanc recommande une pression comprise entre 1 et 2 bar. Si elle est insuffisante, le remplissage s’effectue par le robinet ou le disconnecteur prévu à cet effet.
- Vérifiez que la chaudière est bien alimentée en électricité et en combustible.
- Si le problème concerne uniquement le chauffage, assurez-vous que les radiateurs ne contiennent pas trop d’air et que le thermostat ou la sonde d’ambiance demande bien du chauffage.
- Relevez le voyant ou le code affiché avant de réarmer la chaudière.
Une pression qui retombe régulièrement après remplissage mérite davantage d’attention. Le constructeur indique qu’une remise en eau trop fréquente peut révéler une fuite sur l’installation de chauffage.
Eau chaude disponible mais chauffage en panne, que faut-il vérifier ?

Lorsque l’eau chaude sanitaire fonctionne normalement mais que le chauffage provoque le clignotement, le problème peut être recherché du côté du circuit de chauffage plutôt que de la production d’eau chaude.
Commencez par vérifier la pression, la purge des radiateurs et la demande du thermostat. Si une intervention vient d’être réalisée sur un radiateur ou un sèche-serviette, assurez-vous également que les vannes nécessaires au fonctionnement du circuit sont bien ouvertes.
Des bruits inhabituels, des vibrations ou une mauvaise circulation de l’eau peuvent ensuite orienter le diagnostic vers le circulateur ou un autre élément hydraulique. Cela ne permet toutefois pas de conclure que la pompe est nécessairement défectueuse sans contrôle.
Faut-il faire un reset de la chaudière ?
Oui, mais uniquement selon la procédure prévue pour votre modèle. ELM Leblanc recommande de consulter la notice d’utilisation lorsqu’un signal d’alerte apparaît, puis de réarmer l’appareil conformément aux indications du constructeur.
Si la chaudière redémarre et fonctionne normalement, surveillez simplement son comportement. En revanche, un défaut qui réapparaît après le réarmement doit être diagnostiqué. Répéter les resets ne permet pas de réparer la cause de la panne.
Quand faut-il arrêter les vérifications et appeler un chauffagiste ?
Un professionnel devient nécessaire lorsque le clignotement revient après le réarmement, lorsque la pression chute continuellement ou lorsque les contrôles simples ne permettent pas de rétablir le fonctionnement.
Certains signes imposent d’arrêter immédiatement l’appareil. ELM Leblanc demande de couper l’alimentation électrique et l’alimentation en combustible si la chaudière produit un bruit anormal, une odeur inhabituelle ou de la fumée, puis de contacter rapidement un professionnel.
N’ouvrez pas la chaudière pour tester vous-même une sonde, un circulateur, une électrode ou le bloc gaz. À ce stade, le diagnostic nécessite de contrôler les composants et de déterminer pourquoi la chaudière s’est mise en défaut, pas seulement de faire disparaître le voyant.